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2004 (Cours)
A la sortie de la deuxième guerre mondiale, il existe de fortes divisions
en Europe, que les Etats-Unis ne comprennent pas. En effet, leur moteur est
le suivant : « de la diversité faisons l’unité ».
C’est d’ailleurs pourquoi jusqu’en 45, repli des Etats-Unis
face aux multiples querelles.
Mais à partir de1945 : les Etats-Unis sont responsables des nouvelles
divisions et vont impulser les efforts pour les réduire.
I Jusqu'en 1962 : le temps du côte à côte
II De 1962 à 1991 : l'émergence d'un face à face
III Un dos à dos entre Etats-Unis et Europe désormais ?
I Jusqu’en 1962 : le temps du côte à côte
- Les Etats-Unis pensent qu’il faut construire l’Europe, mais
veulent cependant que cela soit fait selon leurs orientations.
- Pourquoi cette solidarité entre Etats-Unis et Europe ? Car l’Atlantique
unit les Etats-Unis et l’Europe autant qu’il les sépare :
solidarité humaine (origine européenne des Américains),
culturelle ( Bible plus influence des Lumières), politique ( face à
la menace soviétique, choix du capitalisme et de la démocratie),
économique ( 20% du commerce extérieur de l’un avec l’autre).
- Un ensemble d’hommes aux Etats-Unis va pousser à la construction
européenne.
Rôle très positif et imporant de Jean Monet, qui a beaucoup de
relations aux Etats-Unis (il a beaucoup travaillé aux Etats-Unis ) dans
l’administration américaine ; le not Victory Program pendant la
guerre ; il connaît Roosevelt, Eisenhower, est ami de
Paul Hoffman, industriel qui préside la fondation Ford et qui
est chargé de diriger l’ECA après la guerre...), et qui
va les inciter à soutenir la construction européenne.
Ces hommes, sont, pour la majorité, des démocrates du NE, appartenant
au monde des affaires ou de l'administration, qui ont participé au New
Deal puis à la reconstruction. Hommes d’organisation (technostructure
américaine), pour qui la référence culturelle à
l’Europe est essentielle. Ils sont pour la construction européenne.
- Mais pourquoi la souhaitent ils ?
- Raisons de principe : le but du plan Marshall est de remédier
à la division européenne, malsaine et dangereuse (car risque d’affaiblir
l’Europe face à l’expansionnisme soviétique).
- Raisons économiques : un grand marché européen permettrait
de développer leséchanges, donc d’augmenter les richesses
-> ce qui serait serait profitable aux Etats-Unis, car l’Europe est
leur principal client.
Grandes entreprises américaines sont d’ailleurs intéressées
par ces marchés, surtout celles qui sont déjà implantées
en Europe.
- Véritable engagement américain :
- Ils poussent à la création de l’OCDE (pour contrôler
la distribution), 1er organisme européen plus acceptent la création
de l’organisme européen de défense, la CED (qui échouera
finalement) plus fournissent les 1ers fondans de roulement de l’UEP plus acceptent
la CECA
- d’ailleurs, rôle fondateur des Etats-Unis dans la création
de la CECA, tout autant que le discours de l’horloge de Robert Schuman
(bras tendu vers l’Allemagne pour fonder une coopération européenne)
En effet, les Etats-Unis veulent un redressement rapide de l’Allemagne
; or les alliés limitent le dévelopement de l’acier allemand,
bridant ainsi l’économie allemande et rendant impossible la remilitarisation.
D’où : en 1948, les américains proposent
à Londres une alliance pour la construction de l’acier. mais comme
les Français n’y sont pas très favorables, les américains
deviennent encore plus décisifs et exigent que les Français fassent
des propositions concrètes. C’est ainsi que Jean Monnet
lance l’idée de la CECA avec le discours de Schumann.
Il existe donc une véritable présence américaine dans l’acte
fondateur de l’Europe. Impulsion américain très forte.
Après la création de la CECA, l'aide des américains à
l’organisation quand apparaissent les difficultés est très
grande (ex. Les crédits à taux d’intérêt très
faibles).
- Souhait des Etats-Unis : une Europe atlantique, une Europe libérale
qui s’assimile à un grand marché.
- mais tournant dans les relations Etats-Unis/Europe en 1962
:
- Création de la PAC : 1ère source d’affrontement
majeur entre Etats-Unis et Europe
- le 4 juillet 1962 à Philadelphie, lors de la déclaration
d’interdépendance entre Etats-Unis/ Europe, Kennedy propose un
partnership entre les 2 ensembles. mais le Général De Gaulle,
hostile, casse ce projet américain en 63 en refusant aux Etats-Unis l’entrée
du Royaume Uni.
C’est la mort d’une période de relations privilégiées
entre les Etats-Unis et l’Europe.
II De 1962 à 1991 : l’émergence d’un face à face
- Finalement, la construction européenne a coûté bien
cher aux Etats-Unis, qui sont d’ailleurs déçus, car la logique
de la CE menace bientôt Etats-Unis. En effet :
- Naissance du grand marché : renforce les entreprises européennes
et en fait des rivales
- de même, l’approfondissement des politiques communes permettent
l’émergence de grandes unités rivales (notament dans la
sidérurgie, l'aéronautique...)
- l’élargissement leur fait perdre des marchés
(ex : avec l’entrée en 1972 du RU dans la CEE,
chute des importations agricoles anglaises en provenance des Etats-Unis).
- C’est pourquoi Kennedy (pourtant pas du tout adversaire de la CE) va
se plaindre de l’ingratitude de l’Europe et du Japon. En effet,
pendant les années 50, les Etats-Unis ont assumé l’effort
de défense pour tous tandis que CE plus Japon en ont profité pour
déveloper leur économie et leur piquer des parts de marché.
- conflits de plus en plus nombreux, notament concernant la sidérurgie, l’aéronautique,
l’agriculture.
Ex : la crise de 71-72, marquée par la figure du secrétaire au
Trésor John Konnely, qui affirme que l’Europe menace autant
les Etats-Unis que les soviétiques (car peut détruire l'économie
des Etats-Unis).
I il fait de la CE une véritable ennemie et inspire directement la politique
américaine :
- politique monétaire qui consiste à noyer les européens
de dollars pour les forcer à réévaluer.
- surtaxe de 10% sur les importations provenant du Japon plus de l’Europe
en 71
- embargo sur les importations de soja.
- mais attention : on ne peut pas parler de guerre.
D’ailleurs, en décembre 1971 : accords
de Washington, compromis qui débouche sur la dévaluation
du dollar, la réévaluation des autres monnaies( sauf le franc),
et la suppression de la taxe.
- Ce bras de fer affaiblit t’il ou renforce t’il la CE ?
- l’affaiblit : les Etats-Unis utilisent les divisions de l’Europe
pour pousser les réformes dans leur sens plus saboter la conception d’une
véritable union européenne
- mais la renforce aussi : en effet, les européens réagissent
face aux pressions américaies en renforçant leur union, ce qui
va faire avancer l’intégration et augmenter leur puissance.
Ex : l’euro est aujourd'hui la principale menace pour les Etats-Unis.
Or il doit son existence à la création du serpent monétaire,
réaction au trouble que provoquent les Etats-Unis en mettant fin à
la convertibilité-or du dollar.
III Un dos à dos entre Etats-Unis et Europe désormais ?
- avec l’effondrement de l’URSS en 1991, la crainte de l’URSS
disparaît. Provoque de nbreux changements :
- pose la question : l’Atlantisme a t’il encore un sens ?
- l’effondrement du système communiste conforte les Etats-Unis
dans l’idée que leur système plus leur politique sont les meilleurs
-> à l’origine de l’unilatéralisme américain.
- cette disparition dispense désormais les Etats-Unis de ménager
les européens ( alors qu’avant, ils les ménageaient pour
mieux les ancrer dans l’alliance contre le communisme).
- de nouvelles sources d’affrontement sont apparues.
Ex : conflits en Irak. Le multilatéralisme américain énerve
aujourd'hui les Etats-Unis car frein à l’action, à la répression.
- De plus, aujourd'hui, changment de perspective : les Etats-Unis perçoivent
l’Europe différemment. Depuis 63, il existe un lent virement du
Nord et l’Est vers le Sud et l’Ouest ; regardent désormais
plus vers l’Asie, et moins vers l’Europe.
En 1960 : les Etats-Unis font 20% de leur commerce avec la
façade pacifique et 60 % avec l'Europe.
Aujourd'hui, c'est l' inverse
- Egalement facteurs politiques : dans le Sud, en 1996, pour la 1ere fois ,
il y a plus d’élus républicains que de démocrates
au Congrès. Or les Républicains sont très libéraux
économiquement, beaucoup moins sensibles au modèle économique
et social européen, persuadés que le rapport de force prime. Donc
désormais : moins de communication entre Etats-Unis/ UE.
D’ailleurs, les Etats-Unis semblent ne presque plus avoir besoin de l’Europe
(comme le montre par ex. l’intervention en Irak où la baisse des
échanges entre Etats-Unis et UE).
- La position américain est cependant plus contrastée, plus ambiguë.
- Il n’y a pas UNE politique extérieure américaine (politique
du gouvernemt, politiques des lobbies, politique des différents partis...).
La politique actuelle est due aux néoconservateurs, mais rien ne dit
qu’ils resteront au pouvoir.
- Les Etats-Unis dévelopent de plus en plus une attitude contradictoire
face à la CE.Ils nousplaignent, se moquent du fait que nous ne sommes
pas capables de réaliser une véritable union, cependant, dès
que la construction européene avance dans 1 certain domaine, ils s’inquiètent.
Ex : dans les années 70, les Etats-Unis reprochent aux européens
de ne pas avoir su faire fonctionner le SME, d’être
responsable du désordre. Quand l’euro est créé, les
Américains ne croient pas à son avenir (Milton Friedman
affirme que l’Union Monétaire Européenne est artificielle).
Or depuis 2-3 ans, l’euro s’apprécie, et le discours américain
change. Certains économistes américains craignent même que
l’euro ne rivalise un jour avec le dollar.
- Que veulent donc finalement les Etats-Unis : l’union de l’Europe
ou non ?
« Oui, nous voulons que l’Europe se fasse, mais mal. », ie
qu’elle s’unisse, mais pas trop pour ne pas rivaliser avec les Américains.
En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les Etats-Unis
ont toujourss besoin de l’Europe, surtout sur le plan économique.
- Même s’il y a baisse du commerce extérieur avec l’Europe,
les FMN américains sont essentiellement en Europe ( 55% des IDE américains
sont en direction de Europe).
IDE aux Pays Bas = double de tous les IDE américains au Mexique
IDE en Allemagne = ensemble des IDE américains en Amérique latine
IDE au Royaume Uni : ensemble des IDE en Asie Pacifique.
- 65% de l’effort américain de R&D à l’étranger
est fait en Europe occidentale ( Allemagne, France, Suisse...)
Les entreprises américaines de même que l’Etat américain
ont donc encore besoin de l’Europe et d’une Europe qui reste atlantique.
Une Europe qui déboucherait sur un grand marché ne pourrait que
leur être profitable, mais pas une Europe qui déboucherait sur
une « Europe puissance »...
- Les Etats-Unis voient donc la CE à la fois comme une logique et comme
une réalité à adapter à leur vision. Contradiction
entre l’idéal et la réalité.
Les Américains ne tiennent pas à noyer l’Europe, elle doit
seulement nager un peu, assez pour avoir besoin d’une bouée. Ils
aiment tellement la Vieille Europe qu’il préféreraient qu’elle
reste dans la petite enfance...
ZOOM : les relations commerciales : l’UE et les Etats-Unis sont en état permanent de « guerre commerciale ».
1) Les Etats-Unis : premier client et premier fournisseur de l’UE.
-La part des Etats-Unis dans le commerce extérieur de l’UE oscille
depuis 1958 entre 18 et 20%. L'UE : 2ème partenaire
des Etats-Unis après le Canada.
Environ 40% des échanges sont des flux intrafirmes. Principal poste commercial
: machines plus matériel de transport.
En Europe, l'Allemagne est le premier exportateur vers les Etats-Unis, le Royaume
Uni le premier importateur.
- Solde déficitaire (sauf en 1972) pour la CE pendant 25 ans avec de
fortes fluctuations. Cependant 2 excédents sectoriels : les biens de
consommation divers (grâce aux produits de luxe) plus l’énergie
(grâce aux produits pétroliers raffinés).
Entre 1984 et 1988 : 5 excédents consécutifs à la faveur de la reprise américaine et jusqu’en 1985, de la montée du dollar. Avec la baisse de celui-ci, inversion du bilan. Puis, réduction du déficit de l’Europe, qui se transforme même en excédent en 1993 et 1994 malgré la « stratégie du dollar faible ». Déficitaire en 1995, l’Europe est redevenue excédentaire depuis 1996 (plus 26.5 Md € en 1999) .
2) Les relations commerciales entre les Etats-Unis et la CE ont été émaillées de plusieurs contentieux industriels
- La question des produits chimiques a empoisonné les relations bilatérales
en 1980-1981. L’industrie américaine exportait des produits chimiques
à un prix de dumping (car le prix du pétrole domestique était
encore inférieur au cours mondial). D’où réaction
de l’Europe : droits compensatoires. La libération
des prix des hydrocarbures américains plus la hausse du dollar ont réglé
le problème.
- Les deux principaux conflits industriels concernent l'acier et les avions.
Institution par les Etats-Unis du « trigger price » ( 1978)
contre les exportations communautaires d’acier plus ensuite accords d’autolimitation
entre 1982 et 1986, renouvelés jusqu’en 1992.
Reprise du conflit en 1992 et 1993 lors de l’instauration de lourdes taxes
antidumping sur divers produits sidérurgiques venant notament de l’Europe
.
- Lourd contentieux concernant les subventions publiques à Airbus.
D’où l'accord du 17 juillet 1992 sur les aides publiques.
mais reprise de contentieux avec l’annonce du rachat par Boeing de Mac
Donnel Douglas. Cependant, contre quelques concessions du constructeur américain,
la Commission accepte finalement la fusion.
- Pendant l’Uruguay Round, forte opposition entre Etats-Unis
et Europe concernant le marché de l’audovisuel. En effet, face
à la pression américaine sur ce marché, certains pays comme
la France refusent de supprimer les quotas limitant depuis 1989 la diffusion
de programmes non européens dans la CEE, invoquant une « exception
culturelle ». ( en effet, la Banque Centrale Européenne est déficitaire
pour les échanges audovisuels).
3) LA PAC est l’objet du principal conflit entre la CE et les Etats-Unis
- Les Etats-Unis accusent la PAC de protectionnisme (préférence
communautaire) et de concurrence déloyale (restitutions). Ils accusent
le système européen d’inciter à la surproduction
(garantie automatique et illimitée). L’Europe réplique par
3 arguments :
- l’agriculture américaine est également aidée (
l’ESP : Equivalent subvention à la production : indice qui permet
de comparer les aides à l’agriculture dans l’OCDE)
Avancent que l'ESP américain = 1.7 x l’ESP européen.
mais les Etats-Unis répliquent : l'ESP par hectare cultivé par
les Européens = 8 x celui des Etats-Unis (moyenne 84-91).
- la CE n’a pas de leçon a recevoir en matière de libre-échange.
En effet, il existe aux Etats-Unis un protectionnisme touchant de nombreuses
importations américaines agro-alimentaires. En revanche, les PSC américains
entrent en franchise de douane en UE plus la plupart des exportations de produits
alimentaires aux Etats-Unis ne sont pas subventionnées (notament vins
plus alcools).
D’ailleurs, CE = 1er importateur du monde ( 21%). 1er client des Etats-Unis,
et en déficit.
- la CE fait des efforts pourr lutter contre la surproduction.
4) La confrontation agricole entre les Etats-Unis et la CE est passée entre 1960 et 1990 par 3 phases
- dans les années 60 : les Etats-Unis veulent accéder au Marché
commun. Washington, hostile à la PAC, l’accepte fin avec contreparties
(entrée en franchise des oléagineux américains en Europe).
Pendant le Kennedy Round, proposition de l’UE de plafonner le soutien
: mais échec de négociations à cause de l’intransigeance
des Etats-Unis, qui veulent la suppression des prélèvements ou
rien. En 1965 : « Guerre du poulet » : pour punir
la chute des importations communautaires en provenance des Etats-Unis, mesures
de rétorsion américaines contre certains produits européens.
- Années 70 : apaisement des relations.
Certes, il existe toujours des désaccords profonds : crise du
soja en 1973 plus la libération du commerce décidée
lors du «Tokyo Round » ( 73-79) n’inclura finalement pas l’agriculture
car pas d’entente.
mais avec la nouvelle conjoncture mondiale : fin de la crise de surproduction,
dont souffrait surtout les producteurs américains de céréales.
D’ailleurs en 1979 : accord tacite entre Etats-Unis et Europe sous la
forme d’unéchange de lettres : les Etats-Unis ne remettent pas
en cause la PAC tandis que la CE s’engage de ne pas abuser des subventions
aux exportations (époque où les Etats-Unis croient détenir
un « pouvoir vert »).
- Années 80 : nombreuses guerres commerciales.
Avec le retournement du marché au moment où la CE devient exportatrice
nette : période de confrontation sans merci, avec crises aiguës,
notament la guerre des citrons, des noix et des pâtes en 1985-1987, crise
occasionnée par l’adhésion de l’Espagne et du Portugal
en 86, guerre des hormones en 1989, rebondissement de la guerre des oléagineux.
pourquoi le terme de « guerre commerciale » ? Car pression plus
plus plus des Etats-Unis qui taxent certains produits européens qu’ils
importent. Cependant, les conflits localisés, qui s’achèvent
toujours par un compromis.
Les enjeux économiques interdisent aux 2 parties de recourir aux armes
suprêmes : en effet, l’industrie agro-alimentaire européenne
a trop besoin du marché américain tandis que Washington n’ose
pas brader ses énormes stock laitiers.
5) L’antagonisme agricole entre la CE et les Etats-Unis s’est exaspéré au moment de la phase finale de l’Uruguay Round.
- la négociation, ouverte en septembre 1986, devant initialement s’achevée
en decembre 1990, a été prolongée de 3 ans pour aboutir
à l’accord final du 7 décembre 1993.
En effet, d’abord refus par la France, isolée, de l’accord
de Blair House signé par la Commission et les Etats-Unis en
novembre 1992. Avec ensuite le soutien de ses partenaires, a finalement obtenu
quelques amendements symboliques.
Principales décisions de l’Uruguay Round :
- les exportations agricoles subventionnées : volume programmé
réduit en 6 ans (1994-1996) de 21% par rapport à 1 date variable
selon les produits. Par ailleurs, également abaissement du montant unitaire,
de telle sorte que la valeur totale des subventions diminue de 36%.
Cette mesure réciproque n’affecte cependant pas toutes les exportations
agricoles françaises mais seulement celles qui bénéficient
des restitutions.
- l’accès au marché : tous les obstacles non tarifaires
(notament les prélèvements) sont transformés en droits
de douane qui diminueront de 36% en 6 ans. Chacun s’engage à garantir
à l’autre un « accès minimum » de 3 à
5% de sa consommation intérieure par catégorie de produit.
- la production européenne d’oléagineux : les Etats-Unis
ont reconnu à l’Europe la liberté de produire, avec simplement
une limitation de la surface communautaire.
- le soutien intérieur : pour l’ensemble des produits,
calcul d’une Mesure globale de soutien ( MGS) sur la
base de l’ écart entre le prix intérieur et le prix mondial
plus quelques aides directes aux producteurs. Cette MGS sera réduite
de 20% en 1999 par rapport à 1986-1988 (sont exclues du calcul les aides
communautaires prévues par la réforme de la PAC car elles contribuent
à lutter contre la surproduction).
- la clause de paix : l’accord ne sera pas remis en cause pendant
9 ans ( 1995-2003). cependant malgré cet accord, les Etats-Unis et l’UE
s’affrontent sur 2 dossiers agro-alimentaires :
- le bœuf aux hormones : l’UE, qui interdisait les importations
de viandes bovines des Etats-Unis depuis 1989, a été condamnée
par l’OMC, qui a autorisé les Etats-Unis à appliquer des
sanctions (juillet 1999), avec un taxe de 100% sur les exportations européennes
de produits comme le Roquefort.
- les bananes : l’UE, qui réservait 1 régime préférentiel
aux bananes importées des ACP, a été condamnée sur
plainte américain par l’OMC en 1998 puis 1999 ; mais a fin échappé
aux sanctions grâce à 1 compromis en Avril 2001.
- la question des Foreign Sales Corporation ( 1999-2000): ce sont des
filiales par lesquelles les sociétés transnationales américain
domicilient leurs bénéfices dans des paradis fiscaux pour les
rapatrier ensuite sans payer d’impôts : équivaut à
subventionner les exportations américain.
UE autorisée par l’OMC à prendre des sanctions compensatoires
( mars 2002).
- Même si ces 3 cas laissent à penser que les Etats-Unis acceptent
le règlement des différents dans le cadre multilatéral
de l’OMC, les Etats-Unis pratiquent au contraire souvent l’unilatéralisme.
- la loi Helmais-Burton adopté par le Congrès
en mars 1996 entendait restreindre, sous menaces de sanctions finales, les inv
estissements étrangers (même non américains) à Cuba.
Finalement, sous pressions européenne, la loi a été modifiée.
- rejet du protocole de Kyoto sur les émissions de gaz
à effet de serre le 29 mars 2001 par le président Bush. Protocole
ratifié depuis par l’UE.
- Sans aucune concertation, Bush a décidé d’instaurer des
quotas et des surtaxes sur les importations d’acier. Plainte de l’UE,
soutenue par les pays les plus touchés - Russie, Chine, Corée,
Japon, Brésil - à l’OMC. Fin suppression de ces mesures
en décembre 2003
- Novembre 1990 : signature par l’UE et les Etats-Unis d’une déclaration
commune institutionnalisant une concertation permanente entre les 2 piliers
de l’Atlantique, avec notament une rencontre au sommet 2 fois par an entre
le président des Etats-Unis et les président européen du
Conseil des ministres et de la Commission. cependant Europe n’est plus
pour les Etats-Unis 1 enjeu aussi vital qu’avant (depuis la chute de l’URSS).
Ils acceptent l’émergence d’une « identité européenne
en matière de sécurité et de défense » ( sommet
de l’OTAN en 1994) mais s’inquiètent de voir l’Europe
s’émanciper de leur tutelle stratégique.