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Sciences de la nature et sciences de l’homme

2004 (Cours)

 

Sciences de la Nature : sciences qui ont pour objet la Nature

 

Elles datent de la Grèce Antique où il s’agissait de la physique, de la chimie, de la biologie…

Alors que les science de l’homme (qui traitent, par opposition, de ce qui caractérise l’homme) apparaissent plus tard, notamment en psychanalyse, en psychologie, en sociologie, et en anthropologie…

Leur fondateur est Auguste Comte (au départ il traitait de la sociologie), donc elles apparaissent à partir du début du XIXième. Il les a définies comme sciences positives des faits sociaux et des institutions.

Il faut souligner que ces disciplines ne sont pas apparues comme science dès le départ, elles le sont devenues ensuite.

 

I / Au départ, les sciences de l’homme ont tenté de se fonder sur le modèle de la physique

 

Les méthodes des sciences de la nature fondent un système, déterminent des lois auxquelles obéit la nature, c'est-à-dire qu’elles donnent la structure de la Nature.

Les sciences de l’homme veulent imiter la science de la Nature, attitude justifiée, car l’homme appartient à la nature, qui correspond à la volonté des premiers sociologues (positivistes).

Les premiers sont Auguste Comte et Emile Durkheim (méthodes statistiques)

« Il faut considérer les faits sociaux comme des choses » (E.D.).

Les méthodes des sciences de la nature (observation, mesure, explication) sont reprises dans Les règles de la méthode sociologique (E.D.) (comme Descartes).

Le sommet du projet structuraliste est celui de Levi Strauss qui consiste à dissoudre l’homme et à dégager ces sciences de la philosophie comme le sont les sciences de la Nature

 

II / Des problèmes et des contradictions s’opposent à cette idéologie

 

Selon Levi Strauss, la conscience en est l’ennemie secrète : l’homme est à la fois sujet et objet de cette science, alors que dans les sciences de la nature, il se dégage complètement de son objet d’étude.

Cette vision réduirait l’homme à une machine perfectionnée, fonctionnant selon une structure dont les sciences vont tenter de définir les lois, c’est-à-dire les modèles informatiques ou de l’intelligence artificielle (neurosciences)

Durkheim tente de découper son objet alors que la science doit tenter de la saisir en entier, il n’atteint pas l’homme finalement

 

 

III/En fait, procéder de telle manière c’est méconnaître l’essence même de la réalité humaine

L’homme considéré comme donateur de sens et projet, comme l’a défini Sartre

De nombreux sociologues et philosophes se sont donc opposés à Durkheim et Comte : Jaspers, Dithey, Sartre disent qu’on explique la nature, mais qu’on comprend l’homme (interprétation des statistiques)

 

Finalement, les sciences de l’homme ne peuvent s’inspirer totalement des sciences de la nature car elles ne peuvent s’émanciper de la pensée philosophique ou de la spéculation métaphysique